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 la POLITIQUE

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jmolo
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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Lun 3 Déc - 23:39

Margaret Papandréou, 89 ans, ferait partie de la "liste Lagarde", détenant 550 millions d'euros sur un compte bancaire en Suisse.

Un nouveau scandale fiscal agite la Grèce. Mais cette fois-ci il touche le sommet du pouvoir : la mère de l'ancien Premier ministre George Papandréou. Elle est accusée de posséder sur un compte bancaire en Suisse 550 millions d'euros, révèlent deux journaux d'Athènes Proto Thema et To Vima.

Selon les deux quotidiens grecs, Margaret Papandréou, 89 ans, fait partie de la "liste Lagarde", transmise en 2010 au gouvernement grec par Christine Lagarde, à l'époque ministre des Finances, sur laquelle figurent 2.059 comptes grecs de la banque HSBC à Genève. Le compte serait associé à une dénommée Maria Panteli, qualifiée dans la liste comme étant "administratrice".

Margaret Papandréou dément

Plusieurs sources, dont un député grec, ont confirmé l'information. Par voie de communiqué, Margaret Papandréou a démenti toute évasion fiscale, dénonçant "des accusations fausses et des mensonges", rapporte le site d'informations grec Ekathimerini.

Cette nouvelle vient s'ajouter au scandale qui avait suivi la publication, fin octobre, de cette liste d'évadés fiscaux grecs. Le gouvernement grec avait depuis assuré que la liste avait été égarée. Un journaliste grec, Kostas Vaxevanis, est poursuivi pour avoir publié les noms figurant sur cette liste.


Ah quand même les socialistes se mettent à penser à leur retraite...
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jmolo
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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Sam 29 Déc - 1:12

L'affaire de la liste dite "Lagarde" d'exilés fiscaux en Suisse, qui agite la Grèce depuis des mois, a rebondi vendredi 28 décembre avec la révélation du fait qu'en avaient été rayés les noms de proches d'un ex-ministre.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/12/28/exil-fiscal-un-ex-ministre-grec-accuse-d-avoir-falsifie-la-liste-lagarde_1811255_3214.html#xtor=RSS-3208

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jmolo
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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mar 1 Oct - 6:59

AUBE DOREE, parti d'extrême droite ouvertement néonazi, fort de ses résultats aux dernières élections, avait réussi sa participation sur la scène politique grecque, en y élisant 18 députés sur les 300 qu'en compte l'Assemblée.

Des événements récents le mettent à la une de l'actualité. Pour ceux qui veulent suivre l'évolution de ces événements, plusieurs liens :

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130919.OBS7738/aube-doree-ces-dangereux-neonazis-grecs.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130928.OBS8938/nikos-michaloliakos-le-fuhrer-grec.html
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130930.OBS9104/grece-aube-doree-est-decapitee-mais-l-extreme-droite-bouge-encore.html


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claire



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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Dim 6 Oct - 22:21

En France on en parle aux actus. Hier soir, au journal de 20h, c'était le sujet du grand format.
Les grecs n'ont-ils pas de mémoire ou sont-ils désespérés à ce point ?
Quel est ce pouvoir qui laisse impunies les exactions des milices privées dans le centre d'Athènes ?
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jmolo
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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Lun 7 Oct - 3:47

La Grèce d'avant l'Europe avait un certain équilibre, entre les corrompus qui s'attribuaient des bakchichs, les contribuables qui ne payaient pas leurs impôts, les prix bas à la portée de tous et peu de besoins pour être heureux.

La Grèce a été contrainte d'entrer dans l'Europe. Résultat : les corrompus touchent moins de bakchichs, les contribuables payent d'avantage d'impôts, les prix en euros se sont envolés, le chômage également et le crédit a fait apparaître de nouveaux besoins.

Tout le monde y a perdu.

Que l'on ne s'étonne point que la masse populaire des mécontents, voire des désespérés, en appelle à des mouvements extrémistes et populistes, comme dans la plupart des pays européens au bord de la crise de nerfs. La différence est, qu'en Grèce, le Parlement respecte le vote du Peuple avec une bonne dose de proportionnelle : 8% des députés représentent les grecs ayant voté pour Aube Dorée.

Le retour à la Grèce d'avant étant malheureusement impossible, si l'on veut instaurer une situation "normale", conforme à celle des autres pays européens (ah! le bel exemple...) seul un gouvernement autoritaire du type de celui des colonels y parviendra. Aube Dorée, compte-tenu de sa consonance néo-nazi, ne sera peut-être pas ce parti-là, mais rappelons que la junte militaire à l'époque est le seul parti qui ne s'était pas enrichi sur le dos du peuple. Bien au contraire...

Alors un bon colonel, le temps qu'il faudra... mais pas plus !

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jeanne



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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Jeu 10 Oct - 21:23

Le timbre de Nikos Aliagas

Nikos Aliagas fait partie des personnalités grecques remarquables.
Il apparaît désormais sur un timbre "collector".
La Grèce a décidé de l'honorer car il se bat pour rappeler au monde que la Grèce est le berceau de la civilisation et de la démocratie.
Le timbre de Nikos Aliagas est disponible pour la somme de 3 euros.

Toutes nos félicitations à Nikos, un Grec de la Diaspora, qui représente si bien la Grèce en France.

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"Chacun a raison de son point de vue, mais il n'est pas impossible que tout le monde ait tort".
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jmolo
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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Jeu 10 Oct - 22:59

jeanne a écrit:
Le timbre de Nikos Aliagas est disponible pour la somme de 3 euros.
Effectivement, le timbre est affiché en grand à la Poste de Naxos.
Nikos Aliagas est-il encore à la Une de l'actualité télévisuelle et radiophonique en France ?
Anime-t-il des émissions de variétés ?
J'avoue lui trouver une certaine classe à ce grec de la diaspora...

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mer 23 Oct - 4:41

L'ANGE BLOND GREC et LES ROMS :

http://fr.euronews.com/2013/10/21/grece-les-faux-parents-de-l-ange-blond-devant-la-justice/

Les recherches continuent en Grèce pour retrouver les parents d’une fillette de quatre ans dont on ne connaît toujours pas l’identité. Celle que la presse grecque surnomme déjà “l’ange blond” a été retrouvée la semaine dernière chez un couple de Roms lors d’un banal contrôle de police.

On dira ce qu'on voudra mais la communauté des ROMS semble poser des problèmes dans le monde entier...

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mar 27 Jan - 4:02

Alexis TSIPRAS, leader de SYRIZA, le parti grec d'extrême gauche, vient d'être élu premier ministre du Gouvernement, avec quasiment la majorité absolue des voix (149 / 151 sièges). Les 2 sièges manquants ont été trouvés auprès du parti souverainiste nationaliste.

Les promesses de TSIPRAS, afin de redonner sa fierté au peuple grec, en souffrance depuis 5 ans, sont très ambitieuses : renégocier la dette auprès l'Union Européenne, augmenter le SMIC et les retraites de 20%, embaucher 300.000 fonctionnaires, redonner l'électricité et les soins gratuits aux plus pauvres, faire la chasse à la fraude fiscale et faire payer des impôts à l’Église Orthodoxe qui en est exemptée.

Cette élection sonne comme un coup de semonce aux responsables européens, garants d'une Europe asphyxiée par l'austérité, et de plus en plus contestée. Les élections prochaines en Espagne et en Italie, voire en France, pourraient faire un effet de dominos. Alors, une fois encore, la Grèce montre sa perspicacité à rebondir et à faire évoluer les situations les plus catastrophiques.

Bravo Monsieur TSIPRAS ! Le Peuple entier vous soutient !

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Dim 8 Fév - 7:43

La Grèce veut que l'Allemagne lui rembourse les prêts qu'elle lui a consentis pendant la guerre

L’Allemagne doit la somme de 11 milliards d’euros à la Grèce à raison d’un prêt forcé qu’elle l’avait obligée à lui consentir au cours de la Seconde Guerre mondiale, et qui n’a jamais été remboursé à ce jour. C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport publié par un comité d'audit grec, qui a été remis au ministère des Finances grec.

La Grèce a été conquise par les troupes allemandes et italiennes au printemps 1941. Cette occupation aura finalement duré trois ans et demi. Panagiotis Karakousis, président du comité de vérification et ancien directeur général du Trésor grec, indique que les occupants avaient exigé un prêt de 1,5 milliards de drachmes de la Banque nationale grecque.

Karakousis souligne que cette demande n'a aucun lien avec des réparations qui pourraient être réclamées pour les dommages occasionnés par les Allemands au cours de l’occupation de la Grèce, et qui pourraient atteindre un montant de plusieurs dizaines de milliards d'euros.

Un porte-parole du ministère des Finances allemand, Martin Jager, a indiqué que l’Allemagne ne devait rien à la Grèce au titre de la guerre. Il a précisé qu’il n’y avait pas eu de demande de réparations d’Athènes et que de ce fait, cette question était déjà réglée. « 70 ans après la fin de la guerre, la question des réparations a perdu sa légitimité. Nous ne voyons aucune base à une telle demande », a-t-il dit, tout en faisant référence à la Convention de 1960 pour donner un caractère juridique à sa réponse.

Selon le héros de guerre grec Manolis Glezos, actuel député européen pour le parti de gauche grec SYRIZA, c’est la somme de 162 milliards d'euros, hors intérêts cumulés, que l’Allemagne doit rembourser à la Grèce au titre des prêts forcés extorqués pendant l’occupation. Il argue qu’elle a remboursé les prêts forcés qu’elle avait exigés de la Pologne et de l’ancienne Yougoslavie, mais qu’elle n’a jamais remboursé celui de la Grèce.

Au début des années soixante, l’Allemagne de l'Ouest a payé à la Grèce une indemnité de 115 millions de marks au titre des victimes grecques de l'occupation nazie.

La guerre en Grèce a fait 1,4 million de décès et de blessés, ce qui correspond à environ 19% de la population grecque totale. En outre, la Wehrmacht allemande a envoyé 70 000 Juifs grecs dans des camps de concentration. Pratiquement personne n’en est revenu. De plus, 130 000 citoyens grecs ont été exécutés

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mar 10 Fév - 7:27

"Ce week-end, Nikos Toskas, le nouveau secrétaire d’Etat à la Défense, a révélé qu’une enquête venait d’être déclenchée après la découverte d’un document laissant soupçonner le versement de pots-de-vin d’un montant de 62 millions d’euros par deux sociétés allemandes d’armement à des fonctionnaires grecs. S’agit-il du scandale déjà évoqué en novembre par le journal allemand Der Tagesspiegel ? Difficile à dire. Mais ce n’est pas la première fois que des entreprises allemandes sont impliquées dans des fraudes en Grèce.

Outre le scandale des pots-de-vin versés par Siemens au tournant des années 2000, une radio grecque a révélé en septembre que le fisc grec réclamait 200 millions d’euros pour fraude fiscale en Grèce aux entreprises allemandes BMW et Mercedes. "

Quand je vous dis qu'on va finir par les avoir, ces putains de germains !

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mer 11 Fév - 8:28

Le piège grec se referme sur l’Europe

par Nicolas M · 11 février 2015
Le piège grec se referme sur l’Europe

Et voilà, le mécanisme diabolique de l’euro entraîne l’Union Monétaire dans un piège qu’elle s’est tendue à elle-même. Si ce n’était la gravité de la situation du peuple Grec, on serait même tenté d’en rire, tellement ceci à un caractère d’ « arroseur arrosé »

Conçu au départ pour qu’il n’y ait aucune sortie possible (1), il n’était apparemment pas prévu, ni même envisageable, qu’un Etat membre de la zone euro se retrouve dans la situation de la Grèce. Avec une certaine naïveté (du moins disons le de cette façon) les inconditionnels de la monnaie unique ont cru que les fameux critères d’entrée, appelés « critères de convergence » qui étaient une sorte de pré-requis incontournable auquel chaque postulant à l’entrée dans l’euro devait se conformer, devaient à eux-seuls garantir pour l’éternité la solidité et la prospérité de son économie.

Il eut pourtant été logique de dire qu’à partir du moment où les conditions nécessaires à l’entrée du pays postulant dans la zone euro n’étaient plus satisfaites, ledit pays devrait la quitter. Ce filtrage indispensable aurait pour le moins eu le mérite d’instituer une sorte de « période d’essai » au cours de laquelle on aurait pu vérifier que la situation du nouvel arrivant était bien celle qu’il avait présentée. Les comptes « maquillés » ont toujours existé, et c’est d’ailleurs une des tâches essentielles du métier de banquier que de s’assurer que ses emprunteurs sont solvables.

Les historiens étudieront cette période et il est probable qu’un autre éclairage sera donné. L’euro à certes l’apparence d’une monnaie unique et c’est comme cela qu’il a été justifié auprès des peuples lors de la campagne précédent l’adoption du traité de Maastricht en 1992.

Mais il y avait, au cœur de ce projet, une autre institution sur laquelle les promoteurs de l’euro sont restés beaucoup plus discrets : la Banque Centrale Européenne.

Comme toutes les banques centrales, la BCE contrôle la quantité d’argent (2) mise en circulation dans sa zone de compétence qui est la zone euro. Beaucoup de gens ignorent, (peut-être est-ce voulu ainsi ?) qu’une banque centrale ne peut créer de la monnaie (imprimer du papier déclaré billet) que s’il existe une reconnaissance de dette envers elle. Tout billet en euro est donc une reconnaissance de dette d’un Etat envers la BCE. Cette monnaie imprimée est prêtée, contre un intérêt, aux banques des pays qui s’endettent. L’intérêt de la BCE est alors de prêter un maximum d’argent aux pays de la zone euro.

Au début, tout va bien, l’argent arrive facilement car la confiance est là. Le problème est qu’après il faut rembourser. Dans le système (idéal) tel qu’il était prévu au départ, la croissance du PIB de chaque pays faisait qu’il allait chaque année emprunter à la BCE une somme équivalente à ce taux de croissance tout en maintenant sensiblement constant le montant de sa dette publique (3)

Hélas, la crise de 2008 n’ayant pas été prévue par les augures, les possibles défauts de leurs banques nationales (4) ont conduit les Etats à emprunter beaucoup plus. Le système, qui se voulait vertueux, s’est déséquilibré et des pays déjà fragiles comme la Grèce, qui avaient déjà emprunté des sommes considérables, et avaient été encouragés à le faire, se sont trouvés dans l’impossibilité de faire face à leurs engagements.

Une « troïka » (terme russe pour désigner un attelage avec trois chevaux) s’est donc constituée entre la BCE, le FMI et la Commission Européenne pour venir examiner les comptes de ces pays et préconiser des mesures d’économie contre une aide financière immédiate. Outre le fait que, dans de nombreux endroits où il est intervenu, le FMI a plutôt aggraver les choses, cette association à trois a surtout révélé une des faiblesses de l’euro. Cette faiblesse était que personne (ou presque) ne voulait payer pour les autres. Des programmes d’austérité forcés ont ainsi été imposés à des pays qui ne pouvaient les supporter. La Grèce a continué à s’endetter jusqu’au moment ou il a fallu que ses créanciers abandonnent une partie de leur créance. Mais ce n’était qu’un remède à effet immédiat destiné à faire baisser la fièvre.

Les conséquences du plan d’austérité s’étant révélées dramatiques, il s’en est suivi la venue au pouvoir d’un parti politique nommé Syriza qui a décidé que cette période d’austérité devait se terminer.

Devant ce fait accompli, les dirigeants européens ont rappelé aux nouveaux dirigeants Grecs les engagements de leurs prédécesseurs. Le piège s’est donc refermé car la Grèce ne peut être exclue autoritairement de la zone euro, et ne souhaite pas (du moins en apparence) la quitter.

Elle ne peut pas non plus s’acquitter de ses obligations car elle n’en a pas les moyens et personne ne veut payer pour elle. De plus, si les termes d’un moratoire sur sa dette venaient à être trouvés, on imagine mal comment des pays qui sont dans une situation semblables, mais qui, eux, font des efforts énormes de remboursement, ne se verraient pas bénéficier des mêmes faveurs. Or, la capacité de la BCE ne le permet pas, en l’état actuel de ses fonds propres.

Ajoutons à cela une pression grandissante des Etats-Unis qui ne veulent à aucun prix d’une disparition prématurée de l’euro, qui est pour eux un moyen de contrôle de l’Europe, et nous avons une situation entièrement bloquée. Si chacun reste sur ses positions, la Grèce ne peut pas être exclue de l’euro par manque de moyen juridique et ne peut pas non plus y rester par impossibilité financière de faire face à ses engagements. Il est donc probable qu’on s’achemine vers une sorte de compromis dans lequel on donnera l’apparence d’avoir « sauvé l’essentiel » sans avoir réglé quoi que ce soit.

Le réalisme élémentaire serait de constater la non-viabilité de l’euro, en raison de l’impossibilité de créer un véritable Etat fédéral dont personne ne veut supporter le coût financier et politique. Il faudrait donc rechercher dès maintenant les moyens à mettre en œuvre pour effectuer une sortie concertée dans les conditions les plus favorables possibles pour chacun des Etats membres de la zone.

Comme dit le proverbe : « Mieux vaut une fin douloureuse qu’une douleur sans fin… »

Jean Goychman


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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Dim 15 Fév - 7:20

Tous derrière Tsipras.

50 députés socialistes, frondeurs et soutiens traditionnels du gouvernement, ont écrit un texte pour que la France soutienne vraiment le premier ministre grec. Le JDD publie en exclusivité cette tribune et la liste de ces 50 amis de Syriza. A l’initiative de Pouria Amirshahi, ces socialistes enjoignent François Hollande de prendre la tête de cette réorientation européenne qu’il avait promise en 2012.  Alors que l’Eurogroupe décidera lundi de l’avenir de la Grèce, ils voudraient que François Hollande approuve la restructuration de la dette grecque et cette volonté d’en finir avec l’austérité.
"Au VI"ème siècle avant J.-C. les Grecs ont inventé la démocratie (du grec ancien démokratía, "souveraineté du peuple"). En 2015 ils font une nouvelle démonstration de leur attachement à ce modèle politique en reprenant en main leur souveraineté, confisquée depuis des années par la Troïka, dénoncée depuis sa naissance par les socialistes français.

Réhabilitation de la souveraineté populaire, sortie de la crise humanitaire, justice sociale, renaissance culturelle, le programme de Syriza durant la campagne électorale était clair, le nouveau gouvernement aspire désormais à le mettre en œuvre. Respecter leur vote c’est leur laisser la possibilité de le faire. Ainsi en est-il de la démocratie.
"Respect du vote des Grecs"

Le 5 février dernier lors de sa 5ème conférence de presse, François Hollande déclarait au sujet de la Grèce : "Le rôle de la France est de trouver une solution, de contribuer à un  accord mais dans le respect, respect du vote des Grecs mais respect des règles européennes et respect des engagements. C'est sur ces bases-là que je travaille avec nos partenaires européens". Pourtant, la veille, d’une façon tout à fait incompréhensible, la BCE a durci les conditions de refinancement des banques grecques, alors qu’elle s’apprête à racheter massivement sur les marchés des titres privés dont la qualité de certains n’est pas garantie. Ceci n'est pas admissible. A l’inverse, une partie de la solution réside dans la monétisation de cette dette.

Le respect des objectifs budgétaires du Pacte de Stabilité et de Croissance est une obligation pour les pays de l’Union Européenne que le nouveau gouvernement grec a bien l’intention d’honorer. A l’inverse, l’application des mémorandums d’austérité imposés par la  Troïka, coalition illégitime qu'il est urgent de remplacer par une instance démocratique, n’en est pas une. Cette dernière, en conditionnant les programmes d’aide à la Grèce à des réformes structurelles ultralibérales, a plongé le pays dans une crise économique et humanitaire dévastatrice.

Parallèlement, la rigidité et l'orthodoxie allemande sur la dette grecque depuis son origine, ont participé à entraîner l'UE dans une crise toujours plus profonde.  C’est conscients des causes qui ont conduit leur pays dans la misère que les Grecs se sont levés contre les mémorandums le 25 janvier dernier. Leur imposer de nouvelles mesures d'étouffement économique serait une lourde remise en cause de leur souveraineté et ne serait pas sans conséquence sur toute l'économie européenne.
Là où il y a une volonté il y a un chemin

La Grèce est une alliée en Europe, et cette alliance peut montrer une nouvelle voie, celle d’une nouvelle orientation de la politique européenne, celle qui place l’humain au cœur des enjeux, bien devant les intérêts financiers de quelques-uns. Celle qui concilie le respect des règles communes et la détermination à construire un avenir meilleur.

La prise de conscience, y compris dans les institutions européennes, que l'austérité est une impasse fait de cette période un moment propice à la réorientation de la politique européenne. C'est sur ce nouveau chemin que doivent converger toutes les forces progressistes en Europe, côte à côte. Elles peuvent, ensemble, permettre à tous les Européens de regarder l’avenir avec confiance.

C'est au nom de cet avenir que la France doit porter une exigence politique claire qui parle aux Grecs comme à l'ensemble des peuples d'Europe, en appuyant l'exigence grecque de rendre soutenable le remboursement de sa dette, en prônant une véritable négociation européenne en lieu et  place des injonctions de la Troïka, en soutenant la réduction de l'excédent primaire que l’État grec doit dégager, garantissant les investissements indispensables au redressement économique et social du pays et à la création d'emplois.

Ainsi, la France assumera une nouvelle responsabilité politique à un moment décisif de l'histoire de l'Europe. Ce moment décisif nous engage tous, car nous pouvons ainsi obtenir la réorientation des choix de l'Union européenne. Aussi, le Parlement, et en particulier sa majorité à l'Assemblée nationale, doit être pleinement associé à la définition des positions portées par notre pays lors des prochains sommets européens.

Sophocle nous a enseigné qu'il existe des moments où la seule loi qui compte est celle de la justice. C'est celle qu'ont choisie les Grecs, c'est celle que nous devons soutenir."

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Lun 16 Fév - 8:39

Greece is on a collision course and will not compromise

Greece's big day is finally here.

After a warm-up last week, the eurogroup meeting Monday is going to have a huge impact on Greece's financial future.

The country has just about three weeks of cash left. Tax revenues have plunged and the country's bailout officially terminates at the end of February. What's more, the European Central Bank says that the emergency assistance currently being provided to Greece's banks is tied to that bailout deal.

So a failure to reach a deal could mean both crises both for Greece's public finances and its already shattered banking system. A banking collapse could lead to an exit from the euro (Grexit) without European assistance. The stakes are high.

Given that, Greek finance minister Yanis Varoufakis wants a bridging loan to tide Greece over for the next six months or so. Unlike the existing bailout, Varoufakis says he will not accept demands for economic reforms, austerity and privatisation attached to the loan. He wants to negotiate those things after the Greek public finances get some temporary relief.

Varoufakis has an op-ed in the New York Times today titled "No Time for Games in Europe", and it's not very encouraging as far as getting a deal is concerned.
Read more: http://www.businessinsider.com/greece-eurogroup-meeting-troika-bailout-varoufakis-16-jan-2015-2#ixzz3RvWlAgcX

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mar 17 Fév - 5:24

Grèce : Varoufakis ne doute pas d'un accord "dans les prochaines 48 heures"

http://www.lemonde.fr/europe/video/2015/02/17/grece-varoufakis-ne-doute-pas-d-un-accord-dans-les-prochaines-48-heures_4578058_3214.html

La zone euro a lancé un ultimatum à la Grèce, lundi 16 février, pour qu'elle demande d'ici à la fin de la semaine une extension de son programme d'aide financière, à l'issue d'une nouvelle réunion à Bruxelles qui a tourné court après la fin de non-recevoir opposée par Athènes.

« Je ne doute pas que dans les prochaines quarante-huit heures, l'Europe va se réunir officiellement et nous allons trouver le phrasé qui est nécessaire. Ainsi, nous pourrons [...] passer au véritable travail : établir un terrain d'entente et construire un nouveau contrat entre la Grèce et l'Europe, qui sera à la fois satisfaisant pour la Grèce et pour l'Europe », a déclaré le ministre des finances grec.

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mer 18 Fév - 7:15

Alexis Tsipras, droit dans ses bottes face à l’Europe
Le Monde.fr | 18.02.2015


A Athènes, la réponse à l’ultimatum de Bruxelles après l’échec de l’Eurogroupe du lundi 16 février ne s’est pas fait attendre : « Nous ne céderons pas un pouce de nos promesses au peuple », a déclaré Alexis Tsipras. Lors d’un discours devant son groupe parlementaire de la gauche radicale Syriza, mardi après-midi, le premier ministre a déclaré qu’il allait présenter au Parlement dès jeudi un premier train de mesures sociales en faveur des Grecs les plus démunis. Ces mesures « vont conforter les salariés, les chômeurs, les petites et moyennes entreprises et vont relancer l’économie », a expliqué M. Tsipras, tout en précisant que « la Grèce n’acceptait pas les conditions et les ultimatums ».
Alexis Tsipras a renoncé à ouvrir un nouveau front avec Bruxelles en retirant la candidature du commissaire européen Avramopoulos à la présidence de la République grecque

Depuis son élection le 25 janvier, Alexis Tsipras a toujours déconnecté le lancement de son programme social du bon déroulement des négociations avec ses créanciers à Bruxelles. « Nous avons deux objectifs à atteindre à court terme, explique ainsi une source gouvernementale. Un, alléger les souffrances des Grecs les plus fragiles, et deux, négocier avec nos partenaires une extension de quelques mois de l’accord de prêt qui nous lie à nos créanciers nous permettant de respirer un peu avant de négocier un nouvel accord plus global autour de la dette. Mais nous ne pouvons pas attendre le bon vouloir de nos créanciers pour commencer à agir sur la situation de crise humanitaire."

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/02/18/alexis-tsipras-droit-dans-ses-bottes-face-a-l-europe_4578701_3214.html

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Jeu 19 Fév - 9:14

LA GRECE CLIGNE SEULEMENT DES YEUX - ET L'ALLEMAGNE REFUSE

http://www.businessinsider.com/greece-just-asked-for-a-six-month-loan-extension-2015-2

Le Président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a reçu une demande de la Grèce pour un prolongement de six mois de son prêt.

Alors que sont révélés de nouveaux détails sur la situation grecque, il apparait de plus en plus que le nouveau gouvernement radical opère un retour en arrière. C'est une nouvelle demande de prolongation du plan de sauvetage existant, qu'Athènes avait refusé de signer depuis que son gouvernement a été élu à la fin Janvier.
Mais même si Athènes semble concéder beaucoup de terrain, l'Allemagne n'acceptera pas la proposition, selon Reuters. Voici ce qu'ils ont répondu:

"La lettre d'Athènes n'est pas une proposition qui conduirait à une solution importante", a déclaré le porte-parole du ministère, Martin Jaeger, dans un communiqué.
En vérité, elle va dans le sens d'un financement provisoire, sans remplir les exigences du programme. La lettre ne répond pas aux critères convenus par l'Eurogroupe de lundi."

Une autre réunion de l'Eurogroupe (les ministres des Finances de chaque pays de la zone euro) se tiendra vendredi pour discuter de la proposition. Cela fait suite à deux réunions qui ont échoué lundi et vendredi derniers. L'accord de sauvetage actuel est lié aux politiques d'austérité et de réformes économiques significatives que le gouvernement grec veut abandonner et, jusqu'à maintenant, il refusait d'accepter toute poursuite du programme existant. Quelques jours auparavant, Alexis Tsipras, avait déclaré qu'Athènes ne cèderait pas sur le plan de sauvetage.

Reuters a aussi en sa possession l'ensemble du document que Yanis Varoufakis a envoyé à l'Eurogroupe. En voici l'essentiel :

"Les autorités grecques honorent les obligations financières de la Grèce envers tous ses créanciers, et elles manifestent leur intention de coopérer avec nos partenaires, afin d'éviter les obstacles techniques, dans le cadre de l'aide financière que nous lui procurons.
Dans ce contexte, les autorités grecques réclament désormais l'extension de l'accord d'aide financière pour une période de six mois à compter de son expiration, période pendant laquelle nous procéderons conjointement, et en faisant le meilleur usage de la flexibilité donnée dans l'accord actuel, jusqu'à son aboutissement final et l'examen sur la base des propositions du gouvernement grec d'une part, et des institutions d'autre part."

L'accord d'Aide Financière (MFAFA) est en fait le nom officiel du plan de sauvetage. Cela ressemble à une capitulation majeure de la part d'Athènes. Le gouvernement grec semble vouloir obtenir des concessions - comme d'obtenir de la BCE de reconnaitre la dette publique grecque comme garantie pour les banques en difficulté du pays - mais l'aspect général du texte est un retour en arrière.
D'autres voix dans l'Eurogroupe ont été moins négative. Le Ministre des Finances italien, Pier Carlo Padoan, a donné une interview à L'Espresso sur un ton plus conciliant, mais il n'est pas clair s'il a donné l'interview avant ou après les événements de jeudi matin. En voici un extrait :

"Le gouvernement grec a mis sur la table une demande qui doit être prise au sérieux: pour sortir la Grèce d'une longue période de crise, il faut que la Grèce se transforme structurellement, et qu'elle devienne plus dynamique, avec un programme à moyen terme. L'Italie soutient cette demande. Mais pour arriver à ce point, il faut passer par une phase de transition délicate où il faut décider quoi faire avec les engagements antérieurs et la façon de concevoir les nouveaux. Il faut donner le signal que l'euro est irréversible. Si un pays devait en sortir, il ne serait pas seulement un pays de moins dans l'Union, mais l'euro serait transformé en un mécanisme qui peut être annulé. Un mécanisme différent de la monnaie unique."

Le Vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel, a également exprimé un point de vue différent au ministère des Finances du pays (il est le chef des sociaux-démocrates dans la coalition au pouvoir en Allemagne). Selon Patrick Donahue de Bloomberg, il a déclaré que le pays devrait dire oui ou non à la proposition grecque trop rapidement.

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Ven 20 Fév - 12:54

Eurogroupe : la Grèce et les européens parviennent à un accord
Un accord a été trouvé vendredi soir entre la zone euro et Athènes sur l'extension du programme de financement de la Grèce, après d'intenses négociations à Bruxelles.
"Il y a un accord sur un texte", ont annoncé deux sources européennes, à l'issue d'une réunion des ministres des Finances de la zone euro, la troisième en 10 jours.
Le vice-président de la Commission européenne en charge de l'Euro, Valdis Dombrovskis, a confirmé via Twitter, précisant que le pays va devoir présenter "une liste complètes de mesures de réforme". "Le travail sur l'extension du programme grec peut continuer. Il est important que la Grèce tienne ses engagements", a-t-il insisté.
La Grèce devra présenter lundi soir ses réformes structurelles (lutte contre la fraude fiscale, corruption et administration publique). Elles seront ensuite détaillées par des experts, avant d'être examinées à l'Eurogroupe, a indiqué une source européenne.
Après d'intenses négociations, les ministres ont examiné "un projet de déclaration de l'Eurogroupe, présenté par son président, Jeroen Dijsselbloem, auquel la Grèce a donné son accord", a indiqué une autre source.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/02/20/97002-20150220FILWWW00421-accord-pour-prolonger-le-plan-d-aide-a-la-grece-de-4-mois.php

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Dim 22 Fév - 5:09

Bon, c'est dimanche : il est grand temps de rire un peu !

https://www.facebook.com/dimitris.datseris.9/posts/10205780240966410?notif_t=notify_me

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Lun 23 Fév - 1:18

Il n'y a pas de "plan B" pour la Grèce
Après l'engouement autour de l'extension de plan de sauvetage de la Grèce la semaine dernière et après trois réunions de l'Eurogroupe, les ministres des Finances européens ont finalement frappé fort pour contrer la Grèce.

Aujourd'hui Athènes doit faire une série de promesses sur les réformes, sans quoi l'extension ne sera pas accordée. Alexis Tsipras est coincé entre le marteau (l'Eurogroupe) et l'enclume (des extrémistes de son propre parti). Il doit préciser ses propositions très en détail, ce qui pourrait bien altérer ses relations avec chacun des deux côtés. Combler le fossé pourrait bien s'avérer impossible, mais selon Pierre Moscovici, la Grèce ne dispose pas de "plan B" en dehors de la zone euro.

Aujourd'hui, Tsipras doit combler le fossé entre tout ce qu'il a promis à ses électeurs, c'est à dire, la fin de l'austérité dans un contexte économique catastrophique, et des exigences de la troïka, c'est à dire beaucoup plus d'austérité. Globalement en Europe, l'opération semble avoir été un succès, mais le patient est mort ! Les décisions prises aujourd'hui confirmeront de qui l'emportera entre la logique économique et la souveraineté nationale, ou la structure actuelle et l'appartenance à la zone euro. Les marchés financiers évolueront en conséquence.

Le ministre de l’Énergie, Panagiotis Lafazanis, un personnage influent de l'aile gauche de Syriza, a limité la possibilité de négociation du gouvernement en affirmant qu'il n'y aurait plus de privatisations et que le gouvernement n'acceptera pas de préjudice porté au coeur du programme radicale et progressif. Pour l'heure, Tsipras et Syriza semblent bénéficier d'un soutien énorme de la population, avec 81% d'opinions positives, et 73% estimant que Tsipras est le meilleur pour le job.

http://www.businessinsider.com/greece-tsipras-publish-eurogroup-reforms-no-plan-b-2015-2

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mar 24 Fév - 7:12

Grèce: les réformes rapporteraient plus de 7 milliards d'euros à Athènes



Le catalogue de réformes que doit présenter lundi le gouvernement grec permettrait à Athènes d'encaisser plus de 7 milliards d'euros de recettes, notamment en luttant contre les trafics et en imposant les grandes fortunes, affirme lundi le quotidien allemand Bild. Selon le quotidien à gros tirage, qui dit tirer ses informations de sources proches du gouvernement grec, le plan que doit présenter le gouvernement d'Alexis Tsipras à ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) prévoit de lutter contre le trafic d'essence et de cigarettes, ce qui permettrait à l'Etat grec d'engranger respectivement 1,5 milliard et 800 millions d'euros.

L'exécutif de gauche radicale prévoit aussi de tirer 2,5 milliards d'euros de l'imposition des fortunes grecques et des oligarques, et encore 2,5 milliards au travers du recouvrement des dettes fiscales des particuliers et des entreprises, affirme encore Bild. Au total, selon les chiffres du quotidien allemand, Athènes engrangerait ainsi environ 7,3 milliards de recettes.

Après de laborieuses séances de négociations à Bruxelles, le gouvernement d'Alexis Tsipras s'est finalement accordé vendredi soir avec ses créanciers sur la prolongation de l'aide financière à la Grèce jusque fin juin. Athènes doit présenter d'ici lundi soir un catalogue de réformes pour que le compromis soit entériné par ses partenaires. Le gouvernement grec espère notamment convaincre par un engagement chiffré à lutter contre l'évasion fiscale et la corruption.

Plusieurs pays, dont l'Allemagne, devront ensuite faire adopter par leurs parlements, avant le 28 février, la prolongation du plan d'aide de la Grèce, que le gouvernement Tsipras souhaite être le dernier.

http://www.lalibre.be/economie/actualite/grece-les-reformes-rapporteraient-plus-de-7-milliards-d-euros-a-athenes-54eaca5a35700d7522bd1f7f

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Mer 25 Fév - 4:42

Nous avons besoin de temps et nous ne pouvons pas revenir en arrière

Avant de parler de «trahison», de «capitulation» et de «reniement», je crois qu’il faudrait d’abord revenir à l’événement majeur de ces dernières semaines qu'est l’événement même des élections. Pour la première fois, un parti de «gauche radicale» a remporté des élections en Europe. Ces élections sont l’événement qui a bouleversé le paysage et créé une situation nouvelle à l’échelle de l’Europe entière. Les critiques sévères formulées ces derniers jours par Stathis Kouvelakis, Kostas Lapavitsas, Tariq Ali et Manolis Glèzos à l’encontre du gouvernement grec («capitulation» face aux diktats de la BCE et du ministre des Finances allemand, «reniement» du programme de Thessalonique, voire «trahison» des dirigeants) font à mon sens l’impasse sur une question: Alexis Tsipras aurait-il été élu si son parti avait adopté avant les élections la stratégie de rupture avec l’Europe que plusieurs, au sein de Syriza, préconisaient? Le peuple grec aurait-il soutenu aussi fortement, avant et surtout après les élections, un programme ayant pour horizon immédiat la sortie de l’euro et/ou de l’UE?

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une hypothèse d’école ; je crois au contraire qu’il faut prendre au sérieux le fait que les électeurs se sont prononcés en faveur d’un programme social fondé sur une renégociation (certes hypothétique) des accords liant la Grèce au service de la dette.

La ligne défendue par «l’aile gauche» de Syriza avant les élections reposait sur la conviction qu’il est impossible de lutter contre les politiques d’austérité et de faire advenir une autre politique dans le cadre de l’euro ; en l’absence de «partenaires» dignes de ce nom et de dialogue possible, Syriza devait adopter une stratégie de rupture et placer au centre du débat la question de la sortie de l’euro. La critique qu’ils formulent aujourd’hui est que la ligne majoritaire, celle qui l’a finalement emporté au sein du parti, reposait sur une ambiguïté —  une ambiguïté qui, à l’épreuve du réel, a volé en éclats.

Reste que les électeurs se sont prononcés en faveur d’une option différente de celle que prônait «l’aile gauche» de Syriza. La proposition majoritaire avait sans doute nombre d’ambiguïtés et d’angles morts (la proposition d’une sortie de l’euro ne comporte-t-elle pas, elle aussi, d’énormes zones d’ombre?), c’est pourtant bien sur cette proposition que nous nous sommes prononcés en votant.

L’isolement de la Grèce, les concessions faites et les pressions subies par le gouvernement grec dans les jours et les heures ayant précédé la signature de l’accord (menaces d’asphyxie économique combinées au bank run en cours) donnent apparemment raison aux tenants de la rupture : cette négociation le couteau sous la gorge n’en est pas une et nos «partenaires», emmenés par la droite allemande, nous ont déclaré la guerre. Le gel décidé par la BCE et les propos de Wolfgang Schäuble, avant et après l’accord, sont parfaitement clairs sur ce point.

Mais, qu’on le veuille ou non, Syriza a bien été élu pour mettre en œuvre le programme de Thessalonique ET conduire une renégociation d’ensemble des accords liant la Grèce au service de la dette. Cette proposition était peut-être bancale, il n’empêche: l’alternative que Syriza a proposée aux électeurs grecs était sous-tendue par l’idée qu’un espace de négociation était (peut-être) possible, qu’une brèche pouvait (peut-être) être ouverte, que la politique européenne pouvait (peut-être) être infléchie. En ce sens, ce vote était aussi un message adressé aux dirigeants de l’UE mais surtout aux opinions publiques européennes. En ce sens, c’était un vote européen.

Quelles que soient ses ambiguïtés de départ, cette proposition devait être honorée par le gouvernement élu — à moins de considérer l’événement même du vote comme un événement mineur. Pour le dire autrement : il fallait essayer, il fallait en passer par là et aller au bout de ce processus.

Les critiques formulées aujourd’hui par l’«aile gauche» de Syriza reposent à mon sens sur une légitimation «après coup» de la stratégie de rupture d’avec l’UE : «après coup» parce qu’elles font l’impasse sur la véritable séquence des événements. C’est un peu mettre la charrue avant les bœufs.

Dans cette séquence, le fait que la déclaration de guerre ait été formulée dans un premier temps par la Banque centrale européenne puis, dans un second temps, par le ministre allemand des Finances est tout sauf anodin et pèsera certainement sur la stratégie du gouvernement, sur la lecture que le peuple grec et les peuples européens font et feront de ces événements, sur le soutien populaire que le peuple grec peut espérer à l’avenir.

J’ai le sentiment qu’en suivant jusqu’au bout la stratégie annoncée avant les élections — jusqu’à l’accord de Bruxelles, qui marque sans doute la fin de ce processus —, le gouvernement grec a pris à témoin le peuple grec, les citoyens grecs qui l’ont élu, ceux qui, en très grand nombre, ont soutenu sa stratégie de renégociation, et tous les peuples d’Europe.

Moins que de «capitulation», il faudrait peut-être parler de «clarification» : la pièce qui se jouait jusqu’alors en coulisses, avec les gouvernements grecs précédents, se joue à présent au grand jour, sous les yeux des peuples (je ne pense pas que la publication de l’ensemble des documents de la «négociation» par le ministre des Finances grec soit un pur artifice de communication).

Si la violence des institutions européennes apparaît aujourd’hui à nu, si l’Europe s’est trouvée acculée à répondre par la violence, le déni de la démocratie, le chantage, aux exigences du gouvernement grec, il faudrait prendre garde de ne pas oublier qu’elle l’a fait en réponse et par réaction aux élections grecques et à la stratégie suivie par le gouvernement après les élections — une stratégie reposant d’une certaine façon sur un «comme si» : «Faisons comme si l’Europe était démocratique ; faisons comme si une véritable négociation pouvait avoir lieu ; faisons comme si les revendications d’un gouvernement élu pouvaient être entendues ; faisons comme si l’Europe pouvait prendre en compte la crise humanitaire qui ravage la société grecque ; faisons comme si l’Europe pouvait entendre la voix de la raison. » On peut comprendre sous cet angle le fait que le ministre des Finances grec n’ait pas utilisé l’argument ou l’arme de la sortie de l’euro — comme le fait qu’il ne se soit pas seulement référé à Marx et à Keynes, mais aussi, non sans humour, à Emmanuel Kant… C’est un peu le paradoxe du comédien : s’il s’agissait de faire «comme si», il fallait le faire sérieusement, jusqu’au bout.

Toute la stratégie du gouvernement grec repose peut-être sur ce «comme si». Il s’agit peut-être d’un simulacre ou, comme le dit Manolis Glèzos, d’une «illusion», mais je crois qu’il n’était pas possible de faire l’économie de ce pas. Il n’était pas possible, à ce stade, de ne pas accorder (un minimum de) créance au semblant de démocratie dont les institutions européennes se paraient jusqu’à présent, pas possible de faire «comme si on n’y croyait pas» — parce qu’une très grande partie des électeurs de Syriza y croyaient (encore), voulaient (encore) y croire — moi y compris.

Et maintenant?

La suite sur : http://www.okeanews.fr/20150225-nous-avons-besoin-de-temps-et-nous-ne-pouvons-pas-revenir-en-arriere

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Ven 6 Mar - 10:07

Le Gouvernement grec d'extrême-gauche prévoit d'utiliser des inspecteurs d'infiltration et le jeu en ligne pour stimuler les recettes fiscales


Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, annonce sept propositions importantes de réforme avant la réunion de l'Eurogroupe lundi prochain qui décidera si le pays respecte ou non les conditions du prochain versement pour son sauvetage.

Varoufakis révèle que le gouvernement grec va recruter des acheteurs fictifs équipés de caméras audio et vidéo afin de recueillir des preuves contre les fraudeurs fiscaux, et évoque la possibilité de vendre des licences à des entreprises de jeu en ligne qui pourront opérer dans le pays.

Les réformes prévoient également d'embaucher "des étudiants, des femmes de ménage et des touristes" avec des contrats à court terme, de les former à l'art de subterfuge, puis de les envoyer dans des "zones d'évasion fiscale" afin d'attraper les auteurs de ces actes frauduleux. Toute preuve recueillie par ces agents des impôts d'infiltration sera alors à la disposition des autorités quand il s'agira d'imposer des sanctions.

Peut-être plus inhabituel pour un gouvernement dirigé par une coalition de la gauche radicale Syriza, Varoufakis discute également la possibilité d'augmenter les recettes grâce à la vente de licences de jeux en ligne. Chaque contrat de 5 ans coûterait environ 3 millions €, la valeur des recettes fiscales des jeux de hasard en ligne étant estimées à environ € 500 000 000 par an pour l'Etat.

Plus conforme à sa plate-forme, le gouvernement grec propose une allocation alimentaire de 100 € par mois et par famille, rebrancher l'approvisionnement en électricité à plus de 150 000 ménages qui avaient été coupés pour non-paiement des factures et fournir une assistance de loyer à 30.000 ménages .

La lettre fournit également plus de détails sur la création d'un "Conseil Fiscal" semblable au bureau du Royaume-Uni pour la responsabilité budgétaire, qui agit comme un chien de garde sur dépenses publiques, et donne des détails sur une nouvelle loi destinée à améliorer la collecte des impôts en annulant la dette en échange d'un paiement partiel des sommes encore dues.

Sans un accord, la Grèce risque de manquer d'argent pour payer ses factures dans quelques semaines. La Grèce doit rembourser environ € 1,5 milliards au FMI au cours des deux prochaines semaines, mais elle a vu ses recettes fiscales diminuer fortement au cours de ces derniers mois. L'Etat doit aussi trouver l'argent pour couvrir ses coûts de fonctionnement mensuels de l'ordre de € 4,5 milliards.

http://www.businessinsider.com/far-left-greek-government-plans-to-use-undercover-inspectors-and-online-gambling-to-boost-tax-revenues-2015-3#ixzz3Td2FRIiI

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MessageSujet: Re: la POLITIQUE    Sam 11 Avr - 3:12

L’UE aurait préparé en secret un plan visant à faire sortir la Grèce de la zone euro.

Athènes a payé une tranche de dette dans les temps au FMI . Mais ce n’est rien comparé à ce qui lui reste à payer.

Les médias finlandais ont divulgué un mémorandum probablement écrit par le ministère finlandais des Finances. Le document prétend détailler les moyens les membres de la zone euro pourraient bouter la Grèce hors de la monnaie unique si elle ne satisfait pas les exigences de ses créanciers qui consistent principalement dans des coupes budgétaires douloureuses.

La Grèce a payé 4,5 millions d’euros au FMI jeudi 9 avril, ce qui lui permet de rester à jour avec le remboursement de ses emprunts. Mais on lui a dit qu’elle avait une semaine pour mettre les réformes sur la table et de commencer à les mettre en œuvre. La prolongation de l’aide financière est conditionné à l’approbation du plan de réformes par les créanciers. Si une nouvelle tranche d’aide n’est pas attribuée, la Grèce va plus ou moins dans le mur financièrement.

L’aide financière en question serait de 7,2 milliards d’euro et c’est 7,2 milliards d’euro dont la Grèce a besoin désespérément. Le 12 mai, Athènes devra payer 763 millions d’euro. Si la Grèce ne parvient pas à le faire, elle tombera en cessation de paiements et se verra éjecter, si l’on puit dire, de la zone euro.

Le mémorandum montre comment les autres Etats membres de l’UE essayent de se prémunir des conséquences d’un tel renversement. Et cela intervient alors que les hauts responsables européens continuent à dire qu’ils veulent que la Grèce reste dans l’euro.

Angela Merkel a affiché à maintes reprises sa volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro.
«Nous voudrions que la Grèce reste dans  la zone euro.»
«Pour ma part, je voudrais dire que nous sommes d’accord. Nous voudrions que la Grèce garde l’euro.»
«Ce serait catastrophique d’avoir à dire à un Etat qui a voulu être avec nous : nous ne vous voulons plus.»

Mais les Etats de la zone euro semblent avoir déjà prévu le scénario contraire si la Grèce ne parvient pas à s’acquitter de ses obligations.
http://francais.rt.com/lemonde/1651-lue-aurait-prepare-secret-lejection

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